Élus et industriels unissent leurs voix dans le dossier du bois d’œuvre

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Par Karine Boivin-Forcier
Élus et industriels unissent leurs voix dans le dossier du bois d’œuvre
La Côte-Nord fait front commun dans le dossier du bois d’œuvre. Sur la photo, les partenaires représentant le comité nord-côtier: Suzie-Michelle Perron (SADC Manicouagan), le maire de Baie-Comeau, Claude Martel, Steeve St-Gelais (Boisaco), Bernard Plante (syndicat de la scierie des Outardes), la députée Marilène Gill, le député Martin Ouellet, Christian Gagnon (local 375 d’Unifor), Josée Parisée (Chambre de commerce de Manicouagan) et Pascal Langlois (conseiller régional FTQ). Photo Le Manic.

Baie-Comeau – Les élus et les différents acteurs de l’industrie forestière de la Côte-Nord font front commun dans le dossier de la crise du bois d’œuvre.

« L’idée, c’est de créer un comité pour chapeauter toutes les initiatives individuelles qui se font sur la Côte-Nord. […] On veut établir un plan d’action pour qu’il y ait une voix commune, forte et cohérente », a déclaré la députée de Manicouagan, Marilène Gill, à propos de ce front uni.

Avec la création de ce comité, les députés fédéraux et provinciaux de la région, les municipalités, l’industrie forestière, les groupes syndicaux et les acteurs du milieu économique unissent leurs voix pour dénoncer les mesures protectionnistes que les États-Unis prévoient appliquer au printemps. Ils réclament aussi du gouvernement canadien qu’il protège l’industrie du bois et prenne en compte les particularités québécoises.

« Si ça prend Justin Trudeau dans un hélicoptère sur la Côte-Nord pour régler le conflit, peut-être qu’on se rendra jusque-là », a pour sa part lancé le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, en référence à la mobilisation dans le dossier de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.

Mettre de la pression

Individuellement, chaque élu et organisme présent effectue des démarches pour mettre de la pression sur le gouvernement fédéral. L’idée du comité est de partager le même message afin de maximiser l’impact des diverses représentations.

« Il faut continuer à mettre la pression sur le gouvernement canadien pour en venir à une entente durable et concrète. Il ne faut pas retomber dans des contestations de part et d’autre », a indiqué Bernard Plante, président du syndicat de la scierie des Outardes.

Une entente, mais pas à n’importe quel prix, ont martelé les intervenants présents lors de la création du comité. Ils veulent en effet que cette entente prenne en compte les particularités du Québec, notamment son nouveau régime forestier instauré en 2013, et que celui-ci soit exempté des mesures protectionnistes américaines.

« Il faut que le fédéral tienne compte des particularités du Québec. Il ne faut pas une entente semblable partout au Canada. Nos particularités doivent être reconnues. Le fédéral doit porter ce message dans ses négociations », a résumé Steeve St-Gelais de Boisaco.

Garanties de prêt

Alors que le gouvernement du Québec a déclaré qu’il serait là pour l’industrie si le fédéral n’est pas au rendez-vous, les intervenants nord-côtiers réclament du gouvernement de Justin Trudeau qu’il mette en place des garanties de prêts pour « protéger sa structure industrielle».

« Nos communautés forestières sont face à une situation qui peut mettre en péril l’avenir de nos régions. […] Nous avons un seul but : que notre industrie forestière soit forte et porteuse d’avenir », a conclu Martin Ouellet.

Mentionnons que, selon Bernard Plante, l’industrie forestière représente 400 emplois directs dans la Manicouagan, 700 en incluant la papetière.

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