Des entreprises embarquent dans le train de la traçabilité

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 08 mars 2017
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Baie-Comeau – Quatre entreprises de la Côte-Nord reçoivent un coup de pouce du gouvernement du Québec pour implanter un système de traçabilité des produits marins transformés, système qui est devenu un incontournable de nos jours pour sécuriser les marchés et en développer de nouveaux.

Les Crabiers du Nord (76 545 $), à Portneuf-sur-Mer, le Groupe Umek, société en commandite (47 519 $), à Sept-Îles, Poséidon (81 863 $), à Longue-Pointe-de-Mingan, et la Poissonnerie du Havre (33 980 $), à Havre-Saint-Pierre obtiennent un montant totalisant 239 907 $ sur un projet global de 685 000 $.

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et responsable de la Côte-Nord, Pierre Arcand, ont profité de leur visite à Baie-Comeau, lundi, pour confirmer la nouvelle devant des représentants du secteur des pêches et des élus provenant des MRC de la Minganie, de Sept-Rivières, de Manicouagan et de la Haute-Côte-Nord.

Comme l’a indiqué le ministre Lessard, les systèmes de traçabilité et la certification qui en découle sont aujourd’hui essentiels pour accéder aux marchés. Il voit ça comme « un passeport pour les gros acheteurs ».

Invité à prendre la parole, le ministre Arcand a souligné que Québec souhaite voir évoluer l’ensemble des secteurs d’activités économiques de la région. Pendant qu’on parlait de développement minier sur la Côte-Nord, le secteur des produits de la mer a été un peu oublié, a-t-il admis.

Réactions en région

Jacquelin Savard, copropriétaire de Pêcherie Manicouagan, une entreprise qui a des ramifications chez Les Crabiers du Nord et au sein du Groupe Umek, reconnait que la traçabilité est en quelque sorte un passage obligé sur le marché de l’exportation.

« C’est un programme de contrôle de la qualité à partir du pêcheur. Ça va sécuriser les marchés. L’avenir est dans ça », a-t-il souligné. Chaque produit de la pêche pourra ainsi être relié à son pêcheur et chaque produit transformé dans l’usine de Portneuf-sur-Mer sera suivi au jour près. Pêcherie Manicouagan exporte déjà une large partie de sa production en Chine, au Vietnam, au Japon, à Taïwan et aux États-Unis. Comme le précise l’homme d’affaires à titre d’exemple, la Chine s’intéresse principalement au turbot, le Japon au bourgot et les États-Unis au crabe.

 

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