L’école de Conduite Baie-Comeau parle de traitement de faveur

Par Shirley Kennedy 12:00 AM - 06 septembre 2017
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Sylvie Pineault est propriétaire de l’École de Conduite Baie-Comeau Conduipro depuis 17 ans. Elle déplore le traitement de faveur obtenu par les anciens propriétaires de l’École Tecnic et l’indifférence de la SAAQ à son endroit. « J’ai l’impression que pour eux, il y a seulement l’École Tecnic qui existe ». Photo courtoisie

Sylvie Pineault est propriétaire de l’École de Conduite Baie-Comeau Conduipro depuis 17 ans. Elle déplore le traitement de faveur obtenu par les anciens propriétaires de l’École Tecnic et l’indifférence de la SAAQ à son endroit. « J’ai l’impression que pour eux, il y a seulement l’École Tecnic qui existe ». Photo courtoisie

Forestville – Sylvie Pineault, propriétaire de l’École de Conduite Baie-Comeau Conduipro, était persuadée que les anciens propriétaires de l’École Tecnic de Baie-Comeau, possédaient une place d’affaires en Haute-Côte-Nord afin de dispenser des cours de conduite. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre le contraire par l’entremise du Journal Haute-Côte-Nord.

Dans un article paru le 2 août dernier, le Journal mentionne la déception du nouveau propriétaire de l’École Tecnic, Éric Lévesque, à qui la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ) refuse une dérogation pourtant accordée en 2010, aux anciens propriétaires Monic Caron et Claude Martineau.

Ce à quoi a réagi la propriétaire de l’école de conduite concurrente, Sylvie Pineault. « J’étais certaine que les anciens propriétaires de l’École Tecnic, Monique Caron et Claude Martineau, possédaient une place d’affaires en Haute-Côte-Nord. J’ai plutôt appris qu’en fait, ils avaient eu un passe-droit ».

Propriétaire de l’École de Conduite Baie-Comeau Conduipro depuis 17 ans, Sylvie Pineault affirme qu’elle a déposé une demande de dérogation en bonne et due forme en 2015 afin de pouvoir dispenser des cours de conduite à Pessamit. « J’ai donné des cours à Forestville de 2000 à 2009. J’ai abandonné parce que les nouveaux programmes étaient plus complexes et que je devais m’ouvrir une place d’affaires », précise Mme Pineault.

Offusquée d’apprendre par le Journal « qu’un traitement de faveur » a été dévolu à madame Caron et monsieur Martineau, celle-ci a déposé une autre demande de dérogation il y a quelques semaines afin d’offrir des cours à Pessamit et à Forestville. Par l’entremise de l’AQTr, la SAAQ a refusé la demande de Mme Pineault, invoquant qu’elle ne remplit pas toutes les conditions requises, dont la preuve d’une place d’affaires dans les localités visées par la demande.

Selon madame Pineault, l’Association québécoise du transport et des routes (AQTr), organisme qui gère les écoles de conduite et qui sert de lien avec la SAAQ, ne s’occupe plus des demandes de dérogation dont la gestion a été confiée à la SAAQ. « C’est assez difficile de s’y retrouver puisque par moment on ne sait même plus à qui l’on doit rendre des comptes. Dans ce dossier, l’AQTr et la SAAQ se sont renvoyé la balle à quelques reprises ».

Suivi

Alors que plusieurs élèves de la Haute-Côte-Nord qui étaient inscrits auprès de l’École Tecnic n’ont pu compléter ou entreprendre leur formation, plusieurs parents et élèves ont acheminé des plaintes à la SAAQ, appuyés par quelques conseils municipaux de la région, qui déplorent en général, le manque de considération de la SAAQ pour les particularités du territoire. Parmi ces parents qui se retrouvent dans cette situation, madame Viviane Dufour de Sacré-Cœur a reçu une réponse écrite de la SAAQ à la suite de sa plainte. La missive indique que « ces exigences sont en place afin de protéger les clients et d’offrir un meilleur service à la clientèle possible. Elles facilitent également un traitement identique et équitable entre les écoles afin d’éviter une concurrence déloyale. D’ailleurs aucune école de conduite ne peut déroger à ces exigences ». Madame Dufour s’est tournée vers une école de conduite de Chicoutimi afin que sa fille puisse compléter sa formation le plus rapidement possible. « Le député Martin Ouellet est dans le dossier et il va parler à la SAAQ directement », a-t-elle mentionné au Journal.

Le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt, a mentionné au Journal que son organisation tentait de trouver une solution avec le propriétaire de l’École Tecnic. « Une des solutions serait la présence d’un classeur dans un local qui permettrait aux dossiers de rester sur place et une salle de cours séparée du bureau administratif ». Questionné quant aux motifs invoqués par la SAAQ pour refuser la demande de dérogation de l’École de conduite Baie-Comeau pour enseigner à Pessamit et à Forestville, il a répété les motifs transmis par écrit à Mme Pineault, notamment l’existence d’un permis actif à Forestville à moins de 50 km et la présence d’écoles de conduite à proximité de Pessamit à moins de 50 km.

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