Combattre-Obéir-Vaincre-Informer-Danser

Photo de Shirley Kennedy
Par Shirley Kennedy
Combattre-Obéir-Vaincre-Informer-Danser
Cette belle photo est apparue sur notre fil d’actualité Facebook. Il s’agit d’Émily, Évlyne et Charles Deschênes de Colombier qui ont rendu visite à leur arrière-grand-mère Ghyslaine St-Gelais, mais de l’extérieur seulement. Courtoisie

Notre vie a basculé en cette deuxième semaine de mars 2020. Une période qui demeurera marquée à jamais dans nos mémoires, au même titre que le drame de Polytechnique ou le fatidique 11 septembre 2001.

Depuis presque deux semaines, notre vie est sur pause. On a l’impression d’être dans un mauvais film de série B et qu’on va se réveiller « hangover » du party de l’année.

Pince-toi pas pour rien, t’es ben réveillée Kennedy. Et monsieur Legault, y en veut pu de party right?

Certains associeront cette crise mondiale à de timides moments heureux dans les circonstances, alors que pour d’autres, l’allusion à la COVID-19 fera renaître des souvenirs douloureux.

Une naissance, une guérison, les derniers traitements de chimio, un nouvel amour, le succès, l’accomplissement. Autant de raisons de se réjouir, et pourtant…

Un décès, la maladie, les soucis financiers, l’incertitude, la vie qui bascule pour une raison ou une autre, autant d’écueils assombrissant les jours déjà assez démoralisants de notre quotidien.

Un quotidien qui ne nous appartient plus… ou presque. Entre les deux, le cœur et la raison virevoltent dans une valse d’émotions étourdissante.

Paradoxale en soi, cette commotion fait ressortir le plus beau et le plus laid de l’espèce humaine.

Dans le monde du virus, se côtoient la solidarité, l’entraide, l’altruisme, la médisance, le racisme, le nombrilisme et j’en passe.

Entre la démarche de la Baie-Comoise Peggy Bourque-Ouellet et son groupe Entraide Manicouagan, imitée par Caroline Roy de Forestville, la chicane d’épicerie pour la boîte de Cheerios miel et noix et madame Chose, qui en appelle au magistrat de son patelin pour s’enquérir de la date d’arrivée au pays de la bronzée du village, l’urgence sanitaire prend le bord.

Flushée en même temps que le gros bon sens.

La peur est justifiée et incontrôlable. Nous on a peur du coronavirus, Justin a peur de « Schtroumpf », comme dit mon père.

Alors que les gouvernements et les institutions vont faire des prêts pour aider nos entreprises, qui va nous prêter un peu d’espoir, question de se faire une réserve, au cas où? Un beau gallon d’espoir méticuleusement rangé, entre la caisse de Purell et les 64 rouleaux doubles de Cottonelle Ultra Comfort Care.

Pour se garder alertes et protéger nos personnes vulnérables autant que nos intervenants de première ligne, allons marcher au grand air, chanceux que nous sommes de vivre dans ces grands espaces, dansons seuls dans notre cuisine, procrastinons devant le téléviseur ou plongeons-nous dans un bon roman. En attendant que ça passe…

D’ici là on se doit de se serrer les coudes. Et comme me l’a si bien fait remarquer mon amie Nataly, il est conseillé de tousser dedans aussi…

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