Reconnaissance internationale pour Tadoussac

Par Shirley Kennedy 12:00 AM - 16 novembre 2016
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Puerto Vallarta, ville hôtesse, a réalisé une grande prestation qui met la barre très haute pour le prochain congrès soulignant le 20 e anniversaire du Club mondial, qui aura lieu là où tout à commencé, à Vannes en France.

Puerto Vallarta, ville hôtesse, a réalisé une grande prestation qui met la barre très haute pour le prochain congrès soulignant le 20 e anniversaire du Club mondial, qui aura lieu là où tout à commencé, à Vannes en France.

Puerto Vallarta – Le 12e Congrès mondial des plus belles baies du monde (CPBBM) auquel assistait la délégation du Club de la Baie de Tadoussac, laisse présager un bel avenir pour cette organisation internationale qui célèbrera ses 20 ans d’existence en 2017. Au terme de ce rassemblement de très grande qualité, tenu à Puerto Vallarta du 30 octobre au 3 novembre dans la magnifique baie Banderas, trois nouveaux joueurs ont été admis dans le très prestigieux Club des plus belles baies du monde désormais constitué de 41 baies représentant 26 pays. À l’invitation de la Municipalité de Tadoussac et de l’organisation du Club des plus belles baies du monde, votre Journal Haute-Côte-Nord était sur place.

Ainsi, la baie Salvator de Bahia (Brésil) et les baies Miyazu-ine et Suruga du Japon ont été intronisées par les représentants des 21 baies en présence à ce 12e Congrès sous la présidence de Maria das Dores Meira de la baie de Setúbal au Portugal. Parmi les projections que s’est fixé le CPBBM, l’adhésion de baies sises en Océanie, le seul continent qui n’est toujours pas représenté. Les dirigeants du Club lorgnent également du côté de l’ouest canadien, notamment la région de Vancouver. Pour être admissible au très sélect Club des plus belles baies du monde, il faut bien évidemment représenter un endroit reconnu et magnifique, qu’il y ait une volonté politique de préserver et valoriser le site et surtout une capacité à travailler en réseau. Depuis quelques années, un engouement de l’Asie envers le CPBBM est noté. « Ce sont 21 baies qui sont représentées ici et c’est une participation légèrement plus faible qu’à l’habitude en raison de la distance du Mexique par rapport à d’autres pays », affirme Bruno Bodard, directeur général et fondateur du Club des plus belles baies du monde.

Appui international au Fjord du Saguenay

Malgré la participation plus timide à Puerto Vallarta, celle-ci n’altère en rien le sérieux de l’exercice. « Nous avons été à notre façon, les précurseurs au chapitre du développement durable sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années », dit M. Bodard. Et dans la lignée de la mission qu’il s’est donnée, le Club des plus belles baies du monde a résolu d’appuyer deux propositions majeures lors de ce Congrès, dont celle issue du Club de la baie de Tadoussac en lien avec la candidature du Fjord du Saguenay au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sanctuaire de baleines dans l’Atlantique

Initié par Enrique Litman de baie Praia do Rosa au Brésil et membre de l’Institut de la baleine franche du Brésil, l’appui majoritaire du Club des plus belles baies du monde à la création d’un sanctuaire se concrétisera par un important lobbying. Celui-ci culminera dans deux ans, alors que la réunion internationale du CPBBM aura lieu au Brésil. « Les pays chasseurs de baleines, en particulier le Japon, la Norvège et l’Islande, ont réussi à bloquer la tentative de plusieurs pays de l’hémisphère sud de créer dans l’Atlantique un sanctuaire pour ces cétacés, précise Bruno Bodard. Un moratoire sera à l’ordre du jour et nous allons faire pression afin que cesse cette pratique. L’économie touristique de Tadoussac notamment, repose beaucoup sur l’observation des baleines. Il y a un travail de réseau à faire et l’expérience de Tadoussac peut servir les autres pays».

Tourisme et développement durable

Créé au départ pour favoriser les échanges sur les enjeux et les problématiques qui sont souvent les mêmes pour chaque baie, le Club des plus belles baies du monde s’est rapidement démarqué au fil des ans, à titre de réseau promotionnel unique, de par le côté très sélect et prestigieux de son organisation. Créatifs et ingénieux, les membres bénévoles ont su tirer profit de cette visibilité exceptionnelle qui rejaillit bien au-delà de leur patelin, toujours dans le respect du patrimoine et la ligne directrice du développement durable. Par exemple à titre de patrimoine cultuel, la chapelle de Tadoussac: des centaines d’hommes et de femmes y sont passés. Et il y a bien sûr le patrimoine naturel, les paysages, le regard vers la mer. La notion de temps n’existe plus, la vague n’a pas d’heure. On a besoin de se rassurer et de se dire que le Saint-Laurent va toujours être là. Le littoral ne doit pas être dénaturé ni pollué. C’est aussi ça le tourisme: la préservation de l’environnement. Presque 20 ans après la fondation du Club, je suis très fier d’y avoir contribué », de conclure M. Bodard.

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