Une façon de faire qui déplaît

Par Shirley Kennedy 15 février 2017
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Forestville – Le représentant des pêcheurs de poissons de fond du Regroupement des pêcheurs professionnels de la Haute et de la Moyenne Côte-Nord, Frank Dubé, dénonce la façon de faire de Pêches et Océans Canada dans ce dossier. Le copropriétaire des Pêcheries Dubé estime qu’il y a eu de « l’extrapolation de la part des scientifiques de Pêches et Océans Canada » et beaucoup d’improvisation de la part de l’équipe chargée de la mise en œuvre du processus consultatif.

Le Regroupement des pêcheurs professionnels de la Haute et de la Moyenne Côte-Nord comprend une cinquantaine de pêcheurs dont une dizaine issue de la Haute-Côte-Nord. Malgré qu’ils représentent une bonne part des intérêts des pêcheurs professionnels de la région, n’eût été de l’insistance de Steeve et Frank Dubé, ils n’auraient jamais eu l’opportunité de faire valoir leur point de vue puisque Pêches et Océans avait prévu une rencontre d’information à Rimouski et une autre à Sept-Îles. « J’ai appelé mes pêcheurs pour qu’ils se rendent à cette rencontre à Essipit exigée par mon frère Steeve qui assistait à celle de Rimouski. Sinon nous étions seulement deux pêcheurs, soit mon frère et moi », déplore M. Dubé concernant le manque de considération du fédéral envers son organisation. Alors que les scientifiques de Pêches et Océans Canada travaillent depuis huit ans sur le dossier de mise en place des mesures de conservation des coraux et des éponges du Saint-Laurent, Frank Dubé dénote que les différents intervenants ne bénéficient que de 8 semaines pour produire et présenter leurs mémoires.

Deux poids deux mesures

Monsieur Dubé explique que les zones projetées représentent environ 36 000 km carrés, soit 17 % du golfe du Saint-Laurent. Par contre, si on analyse la situation des zones, cela touche approximativement 50 % des sites de pêche de poissons de fond. « D’autant plus, qu’il n’y pas d’éponges partout. Ils devraient privilégier les zones où il y a des coraux et des éponges »suggère-t-il.

Frank Dubé estime que le Québec a déjà fait passablement sa part dans la protection de son territoire avec le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, le parc du Bic et bientôt la zone de protection marine de Manicouagan. « Les autres provinces sont-elles autant affectées que le Québec ? On a demandé et impossible de savoir à quelle hauteur elles vont contribuer. On a bien peur que le Québec contribue plus que les autres. Pourtant, avec le petit territoire qu’on a, notre part est faite ».

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