Près de 75 Nord-Côtiers marchent contre le trou noir à La Malbaie

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 25 janvier 2018
Temps de lecture :
Près de 80 personnes de la Côte-Nord ont répondu à l’appel du Mouvement action chômage de Charlevoix, du comité Action Chômage Côte-Nord et du conseil central CSN Côte-Nord. Photo courtoisie

Près de 80 personnes de la Côte-Nord ont répondu à l’appel du Mouvement action chômage de Charlevoix, du comité Action Chômage Côte-Nord et du conseil central CSN Côte-Nord. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Une délégation de quelque 75 Nord-Côtiers a pris part à une marche de solidarité à l’égard des travailleurs saisonniers qui a réuni près de 200 personnes à La Malbaie, le mercredi 17 janvier, le jour même du passage du premier ministre Justin Trudeau.

M. Trudeau était sur place en prévision du Sommet du G7, qui doit rassembler en juin les chefs d’État de sept des plus grandes puissances économiques au monde dans le cadre de leur rencontre annuelle.

Le Mouvement action chômage Charlevoix (MACC) a chapeauté l’organisation de la marche. La majorité des représentants de la Côte-Nord provenait des Escoumins et de Tadoussac. Le président du Conseil central Côte-Nord – CSN, Guillaume Tremblay, était de l’événement et en a profité pour s’adresser à la foule. Les allocutions se sont tenues face aux bureaux du G7.

Le message lancé à La Malbaie a été le même que celui livré récemment au ministre responsable de l’assurance-emploi, Jean-Yves Duclos, après une occupation de 36 heures de son bureau de circonscription de Québec par une douzaine de représentants de la CSN et d’Action chômage Côte-Nord et du MACC. Ces derniers ont réclamé des mesures d’urgence pour les travailleurs saisonniers qui sont sur le point, si ce n’est déjà fait, de sombrer dans le trou noir, soit la période qui s’étire entre la fin de leurs prestations et leur retour en emploi plus tard au printemps.

On se souviendra qu’au lieu de s’améliorer, le sort des travailleurs saisonniers de la Côte-Nord et de Charlevoix s’est détérioré depuis novembre 2017. Il leur faut dorénavant accumuler 665 heures de travail pour se qualifier à 15 semaines de prestations, ce qui correspond à 140 heures de plus et six semaines de moins. Cela s’explique par un nouveau calcul du taux de chômage qui s’effectue par un jumelage de régions désavantageux. Rappelons que les défenseurs de l’industrie du travail saisonnier réclament un seuil d’admissibilité à 420 heures et 30 semaines de prestations.

Partager cet article