Une campagne exigeante mais positive pour Desrosiers

Par Shirley Kennedy 12:00 AM - 27 septembre 2018
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Le candidat de la CAQ André Desrosiers lors du débat tenu à Longue-Rive mardi dernier. Photo Journal Haute-Côte-Nord

Le candidat de la CAQ André Desrosiers lors du débat tenu à Longue-Rive mardi dernier. Photo Journal Haute-Côte-Nord

Les Escoumins – Le candidat de la Coalition avenir Québec dans René-Lévesque, André Desrosiers est impatient. Il lui tarde qu’arrive le jour du 1er octobre. Entouré d’un comité restreint, le maire des Escoumins doit faire campagne avec une organisation dont les assises nord-côtières sont quasi inexistantes.

« Je trouve ça long, j’ai hâte au 1er octobre », lance-t-il d’emblée. Le candidat de la CAQ assure qu’il bénéficie du support au national mais que son comité local est assez mince. « Il y a des régions où l’organisation est plus forte qu’ici, c’est bien normal. Les partis québécois et libéral ont commencé comme ça aussi ».

L’important, estime le candidat Desrosiers, « c’est que les gens qui croient en nous sortent voter puisque sur le terrain, les autres partis ont des équipes qui font le pointage et qui suivent le vote de près ».

Néanmoins, le candidat de la CAQ dans René-Lévesque est confiant puisque son chef était toujours au sommet des intentions de vote au moment d’aller sous presse, malgré une remontée significative du parti Libéral et de son chef le premier ministre Philippe Couillard.

« J’ai mes idées et je vais les défendre. La CAQ mène dans les sondages et nous sommes la cible de tous les partis », constate-t-il.

Au cours des prochains jours, M. Desrosiers parlera de rétention de main-d’œuvre dont les solutions, dit-il, doivent nécessairement passer par le régional. « Il faudra trouver des solutions innovantes pour notre région. Il va falloir qu’on se démarque et c’est en travaillant avec tous les acteurs du milieu que nous y arriverons ».

La promesse de gratuité du transport en commun pour les jeunes et les personnes âgées annoncée la semaine dernière par les libéraux irrite André Desrosiers, qui voit là l’indifférence du parti Libéral envers les régions. « On n’a pas de transport en commun ici. Tout ce que va faire cette mesure, c’est inciter les personnes âgées qui sont ici à déménager en ville et les jeunes partis étudier à y rester. Ça nous donne zéro à nous ».

De même qu’il accuse le parti Libéral d’être déconnecté des régions, André Desrosiers décrie l’attitude de confrontation du chef du parti Québécois Jean-François Lisée. « D’un côté il passe son temps à dire, qu’on va se séparer si ça ne fonctionne pas ici et là et de l’autre il dit qu’il ne tiendra pas de référendum à son premier mandat ».

Pour André Desrosiers, le respect fait foi de tout. « Si j’avais négocié avec un fusil sur la table avec les Innus d’Essipit, je n’aurais jamais conclu d’entente avec eux. Les jeunes voyagent partout sur le globe maintenant. Il faut s’unir pour bâtir. Nous sommes canadiens et nous devons le rester, c’est là que réside notre force ».

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