Boisaco investit 20 M$ pour son avenir

Par Journal Haute Côte Nord
Boisaco investit 20 M$ pour son avenir
Une nouvelle ligne de sciage automatisée a été implantée au coût de 12,2 M$. Photo Olivier Roy-Martin

Forestville – Le groupe Boisaco a investi 20 millions de dollars au cours des deux dernières années pour surmonter d’importants défis de production et conserver sa place dans le marché compétitif des produits du bois.

Olivier Roy Martin
Collaboration spéciale

Devant une salle municipale remplie à Sacré-Cœur, les dirigeants du groupe Boisaco ont fait le point jeudi sur les investissements réalisés au cours des derniers mois pour réduire les coûts de production, augmenter la qualité de leurs produits et faire face au défi de la pénurie de main-d’œuvre.

Des panneaux de portes aux billes de bois en passant par les palettes de bois et la litière équestre, les dirigeants des entreprises du groupe Boisaco ont rappelé qu’ils sont réunis par un objectif commun: tirer le maximum de chaque billot de bois.

Nouvelle ligne de sciage

Au cours de la dernière année financière, Boisaco a dépensé 12,2 millions de dollars pour implanter une nouvelle ligne de sciage de madriers dans son usine. Cette ligne automatisée réduit notamment la durée du parcours des billots de bois par rapport aux anciennes installations.

« On a une ligne à la fine pointe de la technologie », explique Steeve St-Gelais, président de Boisaco. « On fait plus de bois d’œuvre et moins de sciure et de copeaux. C’est vraiment le plus gros impact de cette ligne-là ».

L’implantation de la nouvelle ligne de sciage a entraîné la suppression de quatre postes, selon Boisaco, qui assure que les employés touchés ont été relocalisés au sein de l’entreprise.

Malgré la suppression de ces postes, le recrutement demeure « un enjeu », selon Steeve St-Gelais. « Ça met moins de pression pour occuper tous les postes qu’on avait ».

Défi chez Granulco

Au cours de la dernière année, Granulco a investi près de 600 000 dollars pour améliorer la qualité de ses granules de bois et baisser ses coûts de production.

Cet investissement vise notamment à robotiser une partie de la chaîne de production.

« C’est une des premières étapes de robotisation », explique le président de Granulco, Bastien Deschênes.

« On a d’autres étapes aussi en vue dans les prochaines années. Vu que les coûts [de production] augmentent chaque année, le seul choix qu’on a pour suivre la parade, c’est d’investir [dans la robotisation]. »

Pour Granulco comme pour l’ensemble du groupe Boisaco, la robotisation permet également de faire face au problème de la pénurie de main-d’œuvre.
« Dans le passé, on disait, il faut créer des emplois », se rappelle Bastien Deschênes. « C’est toujours un défi pour nous de créer des emplois. Mais dans la réalité qu’on connaît en 2019 avec la problématique de main-d’œuvre, il a fallu changer notre façon de faire ».

Boisaco prévoit maintenant investir 3,2 millions de dollars supplémentaires pour moderniser la sortie de l’usine. Les travaux en ce sens doivent commencer au cours de l’été.

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