L’APIC tourne la page sur une année charnière

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Par Charlotte Paquet
L’APIC tourne la page sur une année charnière
Coordonnateur à l’Association pour la protection des intérêts des consommateurs de la Côte-Nord, Frédéric Boudreault rapporte de légères baisses au bilan statistique 2018-2019, mais qui n’ont rien de dramatique selon lui. (Photo : archives Le Manic)

Baie-Comeau – L’Association pour la protection des intérêts des consommateurs (APIC) de la Côte-Nord vient de dresser le bilan d’une année qu’elle considère charnière.

L’année 2018-2019 aura en effet permis à l’organisme d’obtenir une reconnaissance de son travail et du bénévolat qui y est fait, de voir son manque de financement renversé et de souligner comme il se doit son 40e anniversaire d’existence.

Au chapitre des finances, « une bonne nouvelle » attendait l’APIC, reconnaît Frédéric Boudreault, son coordonnateur et conseiller qualifié en insolvabilité. Grâce à de nouvelles sources de financement, son budget annuel est passé de 60 000 $ à 105 000 $ pour ses activités dans la MRC de Manicouagan. Il s’agissait d’un premier rehaussement en une dizaine d’années, ce qui n’est pas rien.

La remise de la médaille du Souverain à l’un de ses bénévoles et l’obtention par l’organisme d’un certificat de la Chambre des communes du Canada pour son travail font également partie des beaux moments de la dernière année.

Et que dire des activités entourant le 40e anniversaire de l’APIC, qui ont culminé en novembre avec le lancement de son nouveau site Internet, la sortie de ses protège-cartes sur la politique d’exactitude des prix, produits à 2 500 exemplaires, et son déjeuner festif qui a attiré 190 personnes.

Par contre, en décembre, la fermeture du point de service de la Haute-Côte-Nord, qui existait grâce à un financement par projet, a jeté ombrage sur ces réalisations. M. Boudreault a confiance de pouvoir le rouvrir grâce à la troisième mouture à venir du Plan de lutte à la pauvreté.

L’année en chiffres

D’avril 2018 à mars 2019, l’association a réalisé 94 consultations budgétaires. C’est beaucoup moins que les 167 de l’année précédente. Cet écart, M. Boudreault l’explique principalement par la fin des partenariats avec des syndics autorisés en insolvabilité, mais aussi par la fermeture du point de service de Forestville.

Depuis juin 2018, le Bureau du surintendant des faillites du Canada interdit aux syndics de faire affaire avec des ressources externes, que ce soit des organismes communautaires ou des entreprises privées, en matière de consultations budgétaires.

La dernière année a également été marquée par la diminution du nombre de personnes accueillies au bureau de l’APIC à Baie-Comeau, qui est passé de 2 529 à 2 132, et du nombre de demandes d’information au téléphone sur les finances personnelles et la consommation, soit de 1 327 à 1 235. « Il y a une légère baisse, mais rien de dramatique », assure le coordonnateur.

Fait à noter, 87 plaintes ont été comptabilisées, soit le même nombre que l’année d’avant. Dans 28 cas, elles touchent le domaine de l’automobile. Quatorze autres concernent des pratiques commerciales et 12, des contrats.

Enfin, le bilan statistique de l’APIC fait également mention, entre autres choses, de la tenue de trois sessions de formation auxquelles ont participé 108 personnes.

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