Garderies en milieu familial : grève générale le 1er avril

Par Steeve Paradis 9:01 AM - 09 mars 2020
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Les quelque 13 000 membres de la FIPEQ entendent déclencher une grève générale illimitée à compter du 1er avril. Photo FIPEQ

À moins bien sûr que les parties s’entendent d’ici là, les intervenantes en petite enfance en milieu familial de la province déclencheront une grève générale illimitée à compter du 1er avril.

Réunies en assemblée générale annuelle en fin de semaine, les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont donné à leurs dirigeants un mandat de grève à 97,5 %.

Le cœur du litige, le même depuis le début des négociations, porte sur les offres monétaires du gouvernement.

La FIPEQ exige que l’ensemble des rétributions gouvernementales reçues par ses membres pour opérer une garderie en milieu familial porte leur salaire à l’équivalent de 16,75 $ l’heure. L’offre du gouvernement Legault est plutôt de 12,48 $ l’heure selon le syndicat, soit moins que le salaire minimum.

Il faut comprendre que les intervenantes en milieu familial sont considérées comme des travailleuses autonomes et non comme des salariées de l’État.

« Que le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, ait le culot de nous faire la même offre après six semaines de grèves progressives démontre qu’il a perdu le contrôle », a lâché la présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon, qui souligne « l’ironie de recevoir de telles offres dégradantes le jour de la Journée internationale des droits des femmes ».

Avant d’arriver à la grève générale, la FIPEQ poursuit sa stratégie de grève progressive. Ainsi, le vendredi 13 mars, l’ouverture des garderies en milieu familial sera retardée d’une heure 45. Ce retard sera de deux heures le 20 mars. Le 27 mars, ces garderies n’ouvriront qu’en après-midi seulement.

Le syndicat invite les parents à se rendre sur son site web (www.fipeq.org), où une section leur permet de porter plainte au ministère de la Famille et d’écrire à leur député.

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