Chronique : Revenir à l’essentiel

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Par Johannie Gaudreault - Initiative de journalisme local
Chronique : Revenir à l’essentiel
Pour moi revenir à l’essentiel signifie passer du temps avec ma fille sans objectif ou ambition. Juste s’asseoir dans le milieu du salon et dessiner un arc-en-ciel pour envoyer un message d’espoir à mon voisinage.

Du monde généreux, j’en ai croisé beaucoup au cours de ma vie de presque trentenaire. Mais en ce temps de crise, je me rends compte que chez nous, dans notre grande région, on s’entraide sans rien attendre en retour. On est tissés serrés.

On connaît nos voisins (le mien est le cousin de mon conjoint). On sait qui s’occupe de quel organisme, qui est en pleine forme, qui vient de se faire opérer, qui n’a pas de famille proche et qui est mère monoparentale.

Bref, on connaît presque la couleur des bobettes de notre voisinage.

Alors, quand survient une crise telle que celle que l’on vit actuellement avec la COVID-19, on pense tout de suite à Mme Tremblay, qui vient de perdre son permis de conduire ou à M. Maltais qui n’a jamais eu d’enfant et qui a perdu sa femme il y a à peine un mois.

On se dit qu’on devrait les appeler pour savoir s’ils ont besoin de quelque chose. Avant la pandémie, Mme Tremblay elle avait aussi besoin de notre soutien.

Elle était autant cloîtrée chez-elle qu’aujourd’hui. Mais, la différence c’est qu’on n’avait pas le temps d’y penser; on faisait notre fameuse routine « métro, boulot, dodo ».

Revenir à l’essentiel

Je vous annonce en ce huitième jour d’avril que le chacun pour soi, c’est terminé!

On enclenche une nouvelle ère.

Une ère qui prônera l’entraide, la solidarité, les listes de bonnes actions à cocher et la connaissance de nos voisins. Pas juste leurs prénoms, la couleur de leurs bobettes aussi.

Je sais, vous vous dites, elle exagère la Gaudreault. On continuera tous de penser à soi avant les autres.

Mais non, je vous assure. Il existe bel et bien encore un peu de bonté en nous. Même après plusieurs décennies d’individualisme, de capitalisme et d’égoïsme.

On deviendra une société généreuse, pas juste une région où vit du monde généreux.

Pourquoi? Parce qu’on s’est aperçu, j’ose le croire, qu’on a tous été dans le même bateau, riche ou pauvre, éduqué ou non, femme ou homme.

On a tous manqué de papier de toilette à cause de ceux qui ont vandalisé les tablettes.

On a tous dû prendre du temps avec nos enfants à temps plein, pas seulement une heure le matin et trois heures le soir.

On a tous saisi c’est quoi l’important dans la vie : notre entourage. Pas notre travail à 100 000 $ par année ou notre voiture de l’année. Juste nos enfants, nos parents, notre conjoint(e), notre famille.

Le bonheur était caché sous notre nez et on l’a manqué pendant toutes ces dernières années!

Comme quoi après la pluie vient le beau temps, comme le dit si bien le dicton.

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