Air Canada laisse tomber la Côte-Nord

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Par Charlotte Paquet
Air Canada laisse tomber la Côte-Nord
Air Canada cesse ses activités à l'aéroport de Baie-Comeau et annonce la suspension pour une période indéfinie de quatre liaisons touchant Baie-Comeau et Sept-Îles. Photo courtoisie

La situation du transport aérien régional n’était déjà pas rose et la pandémie est venue exacerber ses ennuis. En annonçant une série de suspensions de dessertes et de fermetures d’escales qui touchent directement les aéroports de Baie-Comeau et Sept-Îles, Air Canada vient d’en rajouter.

Dans un communiqué émis en fin d’avant-midi mardi, le transporteur confirme la suspension pour une durée indéterminée de 30 liaisons au pays, la majorité dans l’est du Québec et les provinces Maritimes.

Les dessertes Baie-Comeau-Montréal et Baie-Comeau-Sept-Îles ainsi que Sept-Îles-Québec et Wabush-Sept-Îles n’échappent pas au foudroyant coup de balai. Air Canada fermera aussi son escale de Baie-Comeau, c’est-à-dire qu’il n’aura plus de comptoir à l’aéroport. Même chose à Mont-Joli et à Gaspé.

« Ça donne un grand coup au transport aérien partout au Québec. C’est un grand pan du transport aérien qui disparaît », laisse tomber Marcel Furlong, préfet de la MRC de Manicouagan, qui est propriétaire de l’aéroport, visiblement sous le choc même si des signes avant-coureurs pouvaient laisser entrevoir le pire.

« C’est vraiment triste. C’est une problématique qu’on voyait s’en venir avec Air Canada », reconnaît celui qui se dit inquiet depuis longtemps déjà. Avec le départ d’Air Canada, la MRC devra se priver de revenus d’au moins 50 000 $ par mois, ce qui creusera un énorme trou dans son budget.

Faut-il rappeler que dès le début de la pandémie, Air Canada a cloué ses avions au sol, mis à pied des milliers d’employés et encaissé de lourdes pertes financières. À Baie-Comeau, il était d’ores et déjà prévu que le transporteur serait absent jusqu’au 15 septembre au moins. Mais là, l’absence définitive se confirme. « On n’a plus du tout de service », déplore M. Furlong,

« On dirait qu’ils font tout pour que le transport aérien sorte de la mappe. Ça va être au gouvernement du Québec de prendre le taureau par les cornes », prévient-il, en soulignant qu’une solution devra être trouvée pour maintenir des services dans les dessertes abandonnées par Air Canada.

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