La poésie de Natasha Kanapé

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Par Johannie Gaudreault - Initiative de journalisme local
La poésie de Natasha Kanapé
Photo : Philippe Ruel Photographie

L’artiste multidisciplinaire originaire de Pessamit, Natasha Kanapé, s’est arrêtée le 8 août au Festival de la chanson de Tadoussac avec son spectacle Nui Pimuten – Je veux marcher. Poésie, slam et chanson se sont fusionnés le temps d’une soirée.

En tournée avec le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ), c’est une aventure qu’elle souhaitait entreprendre depuis quelques années déjà.

« J’y pensais souvent, mais j’avais peur d’être déstabilisée seule sur scène avec mes chansons. La poésie et la musique, c’est intime, et j’ai vraiment adoré l’expérience. On se sent proche des gens », exprime l’artiste qui utilise seulement le nom Kanapé pour son parcours musical.

« Kanapé Fontaine, c’est mon nom d’autrice, de créatrice. Pour la scène, pour la route, je voulais m’associer aux Kanapé, dont plusieurs sont des musiciens reconnus. Je veux faire partie de leur lignée », déclare la poétesse.

Son spectacle, elle l’a développé avec l’auteur-compositeur-interprète Manuel Gasse qui la suit en tournée.

« On aime créer ensemble et il me soutient beaucoup. Ça fait longtemps qu’il accompagne d’autres artistes et je suis toujours heureuse de collaborer avec lui. Il croit en moi », d’affirmer Natasha Kanapé.

Évolution

Nui Pimuten – Je veux marcher est une œuvre qui est appelée à changer en cours de route. « C’est un premier modelage d’une heure et demie, mais il s’adaptera au fil du temps. Le but, ce serait d’en faire un album », mentionne l’artiste qui conserve toujours une place importante à la langue innue dans ses projets.

Avec ce spectacle, Natasha Kanapé veut démontrer qu’elle « arrive de loin » et qu’elle est maintenant « accomplie et paisible ». « Je suis dans un bon temps dans ma vie », précise-t-elle.

Ayant toujours à cœur sa communauté autochtone, même si elle demeure à Montréal depuis plusieurs années, l’artiste exploite le thème de la tradition, du retour au territoire ancestral, de la relation avec son peuple et de son héritage culturel, entre autres.

Présenté depuis le mois d’août 2019, son spectacle est apprécié et reçoit de bons commentaires. « J’ai beaucoup de retours des spectateurs qui apprécient la formule que j’utilise. Il y en a certains qui reviennent même voir le spectacle parce qu’ils savent qu’il évolue en cours de chemin », dit-elle gaiement.

Un autre projet accapare présentement les journées de la comédienne : l’adaptation d’un roman groenlandais au cinéma. Natasha Kanapé s’occupe de la scénarisation du film, un autre talent qu’elle possède.

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