COVID-19 : information privilégiée pour les élus nord-côtiers

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Par Shirley Kennedy
COVID-19 : information privilégiée pour les élus nord-côtiers
La préfète de la MRC de La Haute-Côte-Nord, Micheline Anctil. Photo : Courtoisie

Dorénavant, un avis confidentiel sera envoyé aux maires des municipalités de la Côte-Nord, concernées par des cas positifs de COVID-19. Cette nouvelle prérogative de la santé publique a été annoncée à quelques élus de la Haute-Côte-Nord, par le président-directeur général du CISSS de la Côte-Nord, Claude Lévesque.

Le 13 novembre, en séance virtuelle à laquelle prenaient part Marie-France Imbeault, mairesse de Colombier, Charles Breton maire de Tadoussac, André Desrosiers maire des Escoumins et Micheline Anctil, mairesse de Forestville et préfète de la MRC de La Haute-Côte-Nord, M. Lévesque s’est engagé à informer individuellement chaque élu concerné par une contamination sur son territoire.

« Il s’engage à nous le dire par village, non pas dans le but d’alarmer la population, mais dans le but de nous aider dans notre gestion locale de santé organisationnelle », précise la préfète Micheline Anctil.

Rappelons que le 12 novembre, le maire des Escoumins, André Desrosiers, confirmait au Journal Haute-Côte-Nord, la fermeture de l’édifice municipal, après qu’un employé ait divulgué que son enfant avait été en contact indirect avec une personne résidente des Escoumins atteinte de la COVID-19.

Information précieuse

Une décision du maire Desrosiers saluée par la préfète qui a fait de même pour les bureaux de la MRC de La Haute-Côte-Nord, dont les employés ont été assignés en télétravail jusqu’à lundi.

« Ça nous permet à tout le moins de poser des actions. C’est ce que monsieur Desrosiers a fait. Il a pris une décision locale en fermant ses bureaux. »

Cette information « précieuse » représente un pas dans la bonne direction selon Micheline Anctil.

« Avant nous étions informés qu’il y avait un cas en Haute-Côte-Nord, mais impossible de connaître le village. Maintenant, ce que la santé publique souhaite, c’est que nous fassions le relais, comme leaders de nos communautés. »

Barrages routiers

Parmi les sujets abordés avec le pdg du CISSS de la Côte-Nord le 13 novembre, celui des barrages routiers est revenu sur le tapis.

« Puisqu’une demande en ce sens avait été envoyée à la ministre, nous avons demandé à ce que les policiers interviennent un peu plus au niveau de la population. Qu’on insiste davantage sur les déplacements jugés plus essentiels. »

La préfète de la Haute-Côte-Nord a partagé ses interrogations selon ce qu’on lui a rapporté concernant « le barrage très passif du côté de Baie-Ste-Catherine », soit une présence policière inactive et seulement la visibilité d’une auto de police.

« Nous sommes entourés de zones rouge, la Côte-Nord est la porte d’entrée et a été bien protégée jusqu’à maintenant, mais il y a de l’inquiétude. »

Relais de motoneige

Les élus qui ont échangé avec M. Lévesque, ont également apporté à son attention, les mesures précises à observer lors des rassemblements de motoneiges et dans les relais de motoneige.

« C’est une préoccupation et nous sommes interpellés à ce niveau par la population. La santé publique devra commencer à en parler. Ça nous permettra de faire le point tous ensemble. »

La préfète de la Haute-Côte-Nord est satisfaite d’avoir pu partager les inquiétudes des élus et de la population en général concernant les rassemblements et les déplacements à venir pour la période des Fêtes qui approche.

« La santé publique dit que ce n’est pas le moment de planifier des déplacements pas plus que des rassemblements pour les Fêtes. Et les gens continuent à aller magasiner à Chicoutimi alors que le Saguenay est en pleine éclosion. On ne veut pas fermer la région mais on demande que les mesures de sécurité soient un peu plus actives. »

En entrevue au Journal Haute-Côte-Nord lundi, le maire des Escoumins André Desrosiers, confirmait que deux des employés de la Municipalité avaient reçu un résultat négatif à la COVID-19.

« Ils n’ont pas trouvé la source de la contamination de la personne des Escoumins par contre. Donc nous attendons les directives de la santé publique pour la suite. »

M. Desrosiers n’est pas en mesure de dévoiler le nombre d’individus qui sont concernés par l’enquête épidémiologique menée par la santé publique, « une information qu’il ne détient pas. »

Cependant, l’élu escouminois estime que son administration a marqué des points en passant à l’action sans tarder.

« Cela nous a permis d’envoyer un signal clair et de conscientiser les citoyens. Il faut continuer d’observer la distanciation sociale, le lavage des mains et minimiser au maximum les déplacements. Je crois que ce sera davantage pris au sérieux. »

Au moment d’aller sous presse le 16 novembre, le CISSS de la Côte-Nord confirmait 181 cas d’infection au coronavirus sur la Côte-Nord, soit deux nouveaux cas de plus répertoriés dans la MRC de Manicouagan.

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