Expropriations : Les Bergeronnes veulent déclarer l’état d’urgence

Par Johannie Gaudreault 10:41 AM - 09 mars 2021
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Le Cap de Bon-Désir aux Bergeronnes.

Comme certains propriétaires des résidences concernées par l’avis d’évacuation aux Bergeronnes refusent de quitter leur domicile avant la date butoir du 25 mars, le conseil municipal des Bergeronnes veut déclarer l’état d’urgence dans ce secteur de la municipalité afin de « forcer » leur évacuation.

C’est la résolution qui a été adoptée en séance extraordinaire le 5 mars dernier.

« Il est résolu que le conseil signifie son intention à la ministre de la Sécurité publique d’user de son pouvoir de déclarer, par résolution, l’état d’urgence, conformément à l’article 42 de la Loi sur la sécurité civile […] pour forcer l’évacuation des personnes qui ont manifesté leur intention de ne pas mettre en œuvre les recommandations de l’avis technique déposé par le ministère de la Sécurité publique à la Municipalité, daté du 1er février, et dont les personnes en cause ont été clairement informées des risques pour leur santé et leur sécurité. »

Toutefois, la Municipalité demande à la ministre de la Sécurité publique de confirmer « qu’elle autorisera toutes les prolongations nécessaires et requises de cette déclaration d’état d’urgence » afin de s’assurer que les personnes concernées « ne puissent réintégrer leur résidence évacuée ».

Si cette condition est respectée, le conseil municipal des Bergeronnes déclarera l’état d’urgence pour le secteur touché par l’avis technique du ministère de la Sécurité publique concernant de possibles glissements de terrain.

La résolution adoptée a été transmise à tous les intervenants impliqués au dossier, dont Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique, Marie-Ève Morissette, directrice générale à la Direction régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie, et Yvon Villeneuve, directeur général de la Direction générale du laboratoire des chaussées du ministère des Transports du Québec.

Le conseil municipal requiert une position claire de la ministre de la Sécurité publique au plus tard dans les 72 heures suivant la transmission de la résolution.

« Compte tenu que si la Municipalité doit décréter un état d’urgence pour forcer l’évacuation des citoyens en cause, cela doit être fait très rapidement pour respecter le délai d’évacuation fixé au plus tard le 25 mars », est-il expliqué.

Pour lire la résolution intégrale, cliquez ici.

 

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