Tadoussac garde le cap avec les croisières

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 23 février 2016
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Baie-Comeau – Tadoussac n’a pas l’intention de freiner son erre d’aller dans le développement de son escale maritime et refuse, du coup, de se faire dicter sa ligne de conduite par d’autres, sous prétexte qu’elle concurrence ce qui existe déjà.

Après Tourisme Côte-Nord Manicouagan mercredi, la municipalité a commenté à son tour, jeudi, la sortie de la Ville de Baie-Comeau à l’effet que l’offre de Tadoussac allait nuire aux trois escales de croisières de la Côte-Nord reconnues par le ministère du Tourisme et par l’Association des croisières sur le Saint-Laurent. Ces trois ports d’attache sont situés à Baie-Comeau, à Sept-Îles et à Havre-Saint-Pierre.

Tout en rappelant le rôle de leader régional de sa municipalité avec les 300 000 touristes qui la visitent annuellement, le maire Hugues Tremblay se dit convaincu que l’escale Tadoussac Haute-Côte-Nord reste complémentaire à l’offre régionale. Elle constitue plutôt une façon pour sa municipalité, dit-il, de contribuer au rayonnement du Québec au sein de l’industrie des croisières internationales et fluviales.

Selon l’élu, l’Escale Tadoussac Haute-Côte-Nord vient bonifier l’offre de croisières sur le Saint-Laurent et non la diluer, et ce, grâce à son produit d’appel unique qu’est l’observation des mammifères marins.

Le maire de M. Tremblay n’y va d’ailleurs pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer l’attitude de la Ville de Baie-Comeau. « Le fleuve ne doit pas être la chasse gardée de quelques escales qui voudraient conserver le monopole sur le développement des croisières sur le Saint-Laurent », martèle-t-il.

Travailler ensemble

Tout comme Tourisme Côte-Nord Manicouagan le fait, la municipalité lance plutôt un appel à se serrer les coudes entre ports d’escales nord-côtiers pour attirer les compagnies de croisières dans leurs eaux. Ils ne doivent pas se percevoir comme des compétiteurs, mais des partenaires.

Tadoussac voit d’ailleurs l’ensemble des escales de croisières québécoises comme des partenaires afin de rivaliser avec l’offre mondiale grandissante en Alaska, dans la Méditerranée et dans les Caraïbes, entre autres.

« Nous avons notre destin en main et nous continuerons d’avancer avec ceux qui veulent aller de l’avant », conclut le maire Tremblay.

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