Rire des déceptions

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Par Johannie Gaudreault - Initiative de journalisme local
Rire des déceptions
Photo : Jocelyn Michel

L’humoriste et comédien Philippe-Audrey Larrue St-Jacques racontera ses pires déceptions dans le cadre du Festival de la chanson de Tadoussac, en présentant son one man show Hélas, ce n’est qu’un spectacle d’humour, le 15 août.

« Je raconte mes déceptions parce que c’est une émotion que tout le monde a déjà vécue. Par exemple, quand tu commandes un Timatin et qu’il ne ressemble pas du tout à la photo sur la pancarte », dévoile l’humoriste en précisant qu’il souhaite humaniser la déception et exprimer que c’est normal d’en vivre.

Son seul passage en Côte-Nord se résume à une représentation avec la troupe de l’École de l’humour en 2014. Même s’il n’a pas eu le temps de visiter la région, il a littéralement eu un coup de foudre pour ce coin du Québec.

« Ce n’est pas une farce, précise-t-il. J’ai tellement aimé la Côte-Nord et j’ai vraiment hâte d’y revenir. Je ne dis pas ça à tout le monde, ricane l’artiste qui bénéficiera d’un temps d’arrêt afin de mieux s’imprégner des lieux cette fois-ci ».

D’ailleurs, Philippe-Audrey est un fervent amateur du café « à la paille », comme il l’appelle.

« À Montréal, on n’a pas ça cette opportunité-là et pourtant, ce serait bien utile avec tous les nids de poule. Quand je demande une paille, on me questionne à savoir si je viens de la Côte-Nord. Je réponds que j’ai de la famille là-bas, juste pour faire partie de votre bande », dit-il en blaguant.

Ambiance différente
Les mesures reliées à la COVID-19 changent totalement l’ambiance qu’on retrouvait dans une salle de spectacles par le passé, selon l’humoriste.

« Faire un spectacle devant 40 personnes toutes éloignées à deux mètres, la connexion n’est pas comme avant. En humour, le contact avec les autres est important et on ne le retrouve presque plus. C’est plus difficile d’avoir une bonne rythmique dans les rires (un rire aux 30 secondes est souhaité) », exprime-t-il.

Mais Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques préfère tout de même cette option que celles proposées par la technologie. Il a essayé une fois de faire une performance via la plateforme Zoom et « ce fut un véritable échec », selon lui.

« Le seul point positif, c’est que ça nous force à se réinventer », ajoute le comédien de Like-moi.

Son premier spectacle post-COVID, il l’attendait avec impatience et ses admirateurs aussi.

« Pendant quatre mois, je ressemblais à un cégepien. Je pensais que je ne servais rien, que je n’étais pas essentiel, assis sur mon divan, pas une cenne dans les poches, blague-t-il ».

Le contact physique avec les spectateurs l’a ému profondément. « Les gens m’écrivaient que ça leur avait fait du bien de rire, ça leur donnait l’impression de retrouver la vie d’avant, d’oublier la pandémie le temps d’une heure et demie. Je me suis rendu compte que finalement je servais à quelque chose », de conclure Philippe-Audrey l’émotion dans la voix.

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